16 juillet 2014

Visiter la capitale.

Une ville à la fois historique avec son riche passé de l'époque des Conquistadors, et aussi moderne avec ses quartiers de grattes-ciel à l'aspect futuriste.
Une ville qui se caractérise également par ses nombreux Centres Commerciaux, les plus grands d'Amérique centrale, et la possibilité de trouver de tout à de bons prix.
Le commerce est aussi facilité par le fait que la monnaie est le dolar étasunien.
Et bien sûr, le fameux et incontournable Canal, qui vaut vraiment la peine d'être visité au moins une fois.

Pour une visite d’une journée de la capitale, sachant que vous serez arrivé le jour avant en fin d’après midi et que tenant compte de la fatigue d’un long voyage, auquel s’ajoute le décalage horaire (six à sept heures en moins selon l’époque), c’est l’excursion la moins fatiguante, mais non la moins intéressante.

Pour commencer et si vous récuperez vite et pouvez vous lever tôt, je vous conseille de commencer par vous diriger dés huit heures vers le Cerro Ancon, qui est la colline qui domine la ville et d’où vous aurez un point de vue imprenable depuis ses miradors, d’un côté sur la ville ancienne coloniale, le Casco Antiguo, la ville moderne des gratte-ciel, et la baie de Panama, de l’autre sur le fameux Canal de Panama et le pont des Amériques qui enjambe l’entrée sud de celui-ci.
L’accès aux automobiles ouvre à huit heures et bien sûr, il faut y aller par ce moyen, certains habitants du quartier y font leur exercice matinal à pieds, mais l’ascension est assez raide, surtout avec la chaleur, il faut savoir que dés sept heures le soleil est déjà fort.

Si la promenade initiale au Cerro Ancon ne vous tente pas, avant de visiter le Casco Antiguo, et pour suivre la progression historique, vous pouvez la remplacer par une visite de Panama Viejo, qui est le secteur des ruines de la première ville de Panama (1519-1671). Tout au début, se trouve un musée sur l’histoire de cette époque des Conquistadores, des pirates, corsaires et boucaniers, de la vie de cette ville qui fut l’une des trois plus importantes villes du continent américain, de sa fin après le passage de Henri Morgan. Vous pourrez aussi monter au sommet de la tour de l’ancienne cathédrale pour profiter d’une splendide vue panoramique, non seulement de ce qu’était la ville mais également la vue s’étend jusqu’aux ilots de l’entrée du canal.
Notez que le musée et le site sont fermés les lundis.

Soit en redescendant de la colline, soit en revenant de Panama Viejo, vous pouvez vous diriger vers le quartier colonial du Casco Antiguo, en traversant le quartier très populaire du Chorillo, toujours en voiture car c’est une zone « à risques », ce qui vous permettra de voir quelques maisons en bois de l’époque de la construction du canal, ou en accédant par le marché aux poissons, et commencer la visite à pieds en débutant par la place Herrera (à partir d’ici il y a une surveillance généralement assurée par les gardes de la Présidence de la République, qui se trouve dans ce quartier).
Il faut compter deux à trois heures de visite dont les principaux points d’interêt sont l’église San José, l’église des jésuites, l’église Santo Domingo (toutes dans la même rue), en continuant vers la calle primera, presque à la fin de la rue vous verrez une placette sur la droite avec le buste de Charles Quint, continuez par cette ruelle jusqu’à la place de France où se trouve l’obélisque érigé à la mémoire des français morts aux débuts de la construction du canal, lequel est entouré des bustes des principaux iniciateurs de ce fameux canal. Vous monterez ensuite l’escalier qui permet d’accéder à la promenade du Paseo de las Bovedas, d’où vous aurez une excellente vue à 380 degrés sur le pont des Amériques, le musée de la biodiversité (de forme bizarre et très coloré), la Calzada de Amador (qui unit la terre ferme à ce qui étaient les  îlots de Naos, Perrico et Flamenco), les bateaux ancrés en attente de passage par le canal, la ville moderne et ses gratte-ciel. Vous continuerez par le Paseo Esteban Huertas, toujours encombré de vendeurs de bibelots et artisanat divers exposés sur des tréteaux ou étalés sur le sol, en redescendant les quelques marches vous prendrez sur la droite vers l’imposant batiment du « Carré des religieuses » qui appartenait aux sœurs de la Conception et abrite aujourd’hui le ministère de la Justice et le Théâtre national. En face se trouve l’église Saint François d’Assise. Puis vous arrivez à la place Simon Bolivar avec un monument au centre à la gloire de « l’unificateur des Amériques », en admirant au fond le Palais Bolivar. À ce stade de la visite vous pouvez en profiter pour vous restaurer au Casablanca qui se trouve justement là au rez de chaussée du magnifique batiment de l’ancien hôtel Colombia. La nourriture est bonne et les prix sont abordables, alors que les restaurants qui se trouvent vers la place de France sont bien plus chers. Vous pourrez continuer ensuite vers la ruelle sur votre gauche en sortant du restaurant, laquelle permet d’accéder à la guérite de la Présidence, là vous pouvez demander au garde de vous autoriser à marcher jusqu’au Palais Présidentiel, que vous contournerez pour rejoindre la Place Catedral, où se trouvent l’ancien Cabildo, actuel Palais municipal, l’imposante cathédrale de la ville, et le batiment Hausmannien avec ses mansardes de l’actuel Musée du canal interocéanique de Panama. Vous pouvez le visiter, sauf les lundis, compter une bonne heure et demie.

Là va se terminer votre visite du quartier, pour prendre le chemin des Écluses de Miraflores, en dehors de la ville, où il est préférable d’arriver vers 14h30-15 heures pour pouvoir y voir de gros bateaux. Sachez que le site ferme son accès à seize heures trente mais vous pouvez rester à l’intérieur jusqu’à dix sept heures. Là, quant vous aurez vu passer un bateau depuis la terrasse au quatrième étage du centre de visiteurs, vous pouvez redescendre pour visiter les quatre étages du musée et entrer ensuite au Teatro, qui est une salle de projection d’une video en 3D sur le canal, en alternance en anglais ou espagnol, et qui dure une quinzaine de minutes.

Après cette journée bien remplie vous pourrez regagner votre hôtel pour vous reposer en sirotant un bon cocktail ou en succombant à la tradition locale de boire une bière bien fraîche.


D’autres parties de ce blog traitent plus en détail des principaux sites mentionnés ici.

15 mai 2014

Quelques raisons pour venir au Panama

 

 

Contadora à Villa Romantica


Une bonne suggestion pour pleinement profiter de l'enchantement d'un séjour sur l'île de Contadora, je vous propose Villa Romantica.

Regardez cette vidéo pour avoir un idée de ce que vous pouvez y vivre.


13 août 2013

Les espèces migratoires au Panama

Les espèces migratoires au Panama



Au début de la décennie de 2000, un groupe de chercheurs qui étudiaient les papillons de l’espèce Aphrissa Statica dans la zone centrale du Panama purent prouver que ces insectes ne se servent pas uniquement du soleil ou de points de référence locaux pour s’orienter durant leurs longs voyages migratoires vers les Tropiques, mais qu’en outre ils tirent profit du champ magnétique de la Terre pour se guider. Ce papillon qui traverse l’aire du canal de Panama en grandes quantités de mai à juillet a aussi aidé les scientifiques à déchiffrer la forme selon laquelle les insectes migratoires répondent à des évènements climatiques comme le “Niño”.

Le Aphrissa Statica est seulement l’un des nombreux visiteurs qui passent par l’isthme. Le pays reçoit tous les ans des millions d’espèces voyageuses dont nous avons besoin de mieux comprendre les patrons de comportement si nous voulons savoir pourquoi le territoire panaméen est toujours sa route de passage.
Bien que sont nombreux les dangers qui les guettent sur leur chemin, il est certain que chaque année des centaines d’espèces se déplacent au long de toute l’Amérique. La majorité d’entre elles proviennent des extrêmes nord et sud du continent, et la raison principale de leur voyage est d’atteindre des latitudes au climat plus chaud où se réfugier à l’abri de l’hiver polaire, et où se trouvent des sources abondantes d’aliments et des espaces appropriés pour se reproduire.
Certains de ces animaux, comme les tortues marines, les baleines, et diverses espèces d’oiseaux, sont de véritables champions dans les épreuves de distance et de résistance.

Le petit Colibri étoile à gorge rubis, par exemple, sort du Canada et des États Unis quand l’hiver approche et réalise un parcourt de 26 heures et de plus de mille kilomètres, sans repos, jusqu’en Amérique centrale.

Autre espèce de Colibri


La tortue Baul ou Laud, la plus grande des tortues marines, d’une taille d’environ deux mètres, peut voyager jusqu’à quatorze mille kilomètres entre les continents, et on a des rapports d’une espèces de baleine à bosse qui parcourt onze mille cinq cent kilomètres entre le continent Antarctique et le Costa Rica.

À une certaine étape de leur parcourt, ces trois espèces font escale au Panama.
Le Colibri étoile à gorge rubis est une des 176 espèces d’oiseaux migratoires qui passent l’hiver du nord en territoire plus chaud.
La tortue Baul est une des cinq espèces de tortues qui utilisent les centaines de kilomètres de plages du pays pour y pondre.
La baleine à bosse, de son côté, tire un énorme avantage du conglomérat d’archipels qui abondent dans le Pacifique, Las Perlas, le Parc national Coiba, l’île de Parita et les petites îles adjacentes, ainsi que les îles Secas du golfe de Chiriqui, où elle se reproduit lors de son passage une année, et revient l’année suivante accompagnée de sa progéniture pour lui enseigner à plonger.


“Panama possède une énorme quantité d’ensembles insulaires qui créent des ambiances semi-protégées d’eaux calmes, où les baleines peuvent entrer pour mettre bas. C’est un habitat très important et un rituel qui a lieu chaque année” dit Hector Guzman, biologiste marin et chercheur permanent de l’Institut Smithsonian de Recherches Tropicales.
D’autres baleines comme les Orques et le Rorqual de Bryde, les requins marteau, les dorades et le requin baleine, le poisson le plus grand de la planète, sont des “nageurs” qui utilisent aussi les eaux du Panama, tant des Caraïbes que du Pacifique, durant leurs voyages migratoires.


Selon Guzman, le requin baleine, qui peut mesurer jusqu’à douze mètres, est une espèce particulièrement difficile à étudier, et bien qu’on sache qu’il passe par l’isthme pour s’alimenter, il n’y a pas de preuve qu’il y vienne pour se reproduire. Du requin marteau, par contre, on sait qu’il utilise les estuaires et mangroves de Chepo, le golfe de Montijo, le golfe de Chiriqui, et les côtes de Darien pour s’alimenter et mettre bas.
“Nous n’avons pas d’information très précise quant à combien de temps restent dans les estuaires les petits de requin marteau, mais il est probable que ce soit quelques semaines, pendant qu’ils apprennent à s’alimenter” explique Guzman.

Comprendre pour protéger.
Les espèces migratoires remplissent un rôle fondamental dans la maintenance de la santé des écosystèmes qu’elles visitent et sont en outre des sources de revenus économiques pour les pays qui organisent des activités économiques autour de leur passage. Tandis que les chauve-souris et quelques oiseaux migratoires disséminent les graines et s’alimentent d’animaux nuisibles pour l’agriculture, l’observation de cétacés et la plongée avec les requins et autres grands poissons génèrent des millions de dollars par an pour certains pays voisins.
Au Panama, où l’observation d’oiseaux est particulièrement populaire, les fans d’ornithologie bénéficient du spectacle de millions d’oiseaux rapaces, de plage, ou chanteurs, qui viennent du Canada, des États Unis ou du Mexique, et qui remplissent le ciel de la capitale durant les mois de septembre, octobre et novembre.

“Certaines de ces espèces passent plus de temps au Panama que sur les lieux où elles naissent, et d’autres sont simplement en transit vers l’Amérique du sud”, explique l’ornithologue George Angehr, chercheur associé du STRI et président du comité scientifique de la Société Audubon de Panama.
Selon Angehr, quelques 120 espèces d’oiseaux migratoires passent tout l’hiver du nord au Panama et nombre d’entre elles sans s’alimenter durant des mois.
“S’il y a un groupe de milliers d’oiseaux, il est très difficile qu’ils trouvent de quoi s’alimenter, c’est ainsi que tout simplement ils engraissent durant l’été du nord, qui bien que court, est très productif car il y a presque 24 heures de soleil”, signale Angehr.
Malgré les nombreux contages d’oiseaux migratoires qui se réalisent au Panama depuis plus de quarante ans, Angehr ne sait par où commencer pour énumérer les études qui devraient être réalisées pour mieux comprendre le comportement de ces grands voyageurs.
Durant octobre-novembre 2015 a été recensé le passage de deux millions et demi de rapaces.
“C’est très peu ce que nous connaissons sur beaucoup d’entre elles. Par exemple, on ne sait pas combien de temps passent les oiseaux de plage sur une aire déterminée”, dit le chercheur. “Nous serions enchantés de pouvoir faire plus en termes de monitorisation, mais nous n’avons pas les ressources suffisantes”.
La manière la plus efficace d’étudier le comportement migratoire de n’importe quelle espèce requiert un travail de monitorisation que commence par capturer l’animal, le marquer avec un système de suivi et ensuite le libérer pour contrôler ses mouvements. Une technique qui s’utilise tant avec des insectes que des oiseaux ou de grands mammifères.
Durant l’année passée,  Hector Guzman et son équipe publièrent les résultats d’une étude réalisée avec quinze baleines à bosse marquées avec des dispositifs de télémétrie, et dont l’objectif était de savoir quel était le risque de collision entre les cétacés et les bateaux qui entrent et sortent du canal de Panama par le Pacifique. En suivant les baleines au moyen de signaux de satellites et en superposant leurs trajets et ceux des embarcations, les chercheurs conclurent que le risque était suffisamment élevé pour justifier une proposition de créer des dispositifs de séparation de trafic, des avenues artificielles pour que les embarcations suivent un ordre déterminé en entrant dans le golfe de Panama, ce qui pourrait réduire de 90% les risques de collision. Selon Guzman, la proposition, acceptée par le gouvernement du Panama, est en attente de l’approbation de l’Organisation Maritime Internationale.
Des initiatives comme celle-ci contribuent à ce que les efforts de conservation d’espèces migratoires tant emblématiques comme les baleines à bosse puissent continuer.
Par contre, les chercheurs coïncident sur le fait que les insectes, oiseaux, mammifères et poissons qui se déplacent d’un endroit à l’autre continuent d’être menacés par la perte ou altération de leur habitat, par la gestion désordonnée des ressources et par le développement côtier indiscriminé, problèmes qui peuvent se résoudre seulement par le travail conjoint des pays concernés.
“C’est une obligation morale” dit Guzman. “Ces espèces ne sont pas panaméennes, c’est pour cela que doivent être cherchées des alliances avec d’autres pays”.
Certes, les espèces migratoires n’appartiennent à personne sinon à tous. Et pour le Panama, un pays qui durant les derniers trois millions d’années a servi de pont de passage pour la faune de deux continents, les comprendre et les protéger c’est assurer la continuité de sa propre histoire naturelle.

Certaines photos ont été empruntées à une revue locale


3 janvier 2013

De l'influence du réchauffement climatique sur le territoire panaméen


Une augmentation de niveau de la mer menace les îles de Kuna Yala,

Les indigènes kunas du Panama, habitant les iles de l’archipel de San Blas, au nord est du pays, voient comment les petites îles qui hébergent leurs communautés vont peu à peu étre submergées, à cause de l'augmentation du niveau de la mer dû au changement climatique, raison pour laquelle ils préparent déjà leur déplacement vers la terre ferme.
Depuis déjà plusieurs années, lors d’un Grand Congrès de la Nation Kuna, le Grand Sahila, chef suprême de cette ethnie indigène, a déclaré que son peuple devait se préparer à un exode massif vers le continent.

"Nos anciens nous disent que le niveau de la mer n'est déjà plus dans la même proportion qu'ils l’ont connu quelques décennies auparavant", a expliqué encore dernièrement Ariel González, secrétaire du Congrès Général Kuna, la plus importante institution administrative et politique de ce peuple indigène de la côte caribéenne du Panama.
De plus, dit le représentant kuna, des inondations inusitées se répètent et, "au rythme où vont les choses, le plus probable est que certainement les îles finissent par terminer immergées sous les eaux ".

Il s'agit de quelques 49 communautés qui, hormis deux qui existent dans les régions montagneuses du continent, sont exposées à l'augmentation du niveau de la mer, car elles se trouvent sur la côte ou, dans leur grande majorité, sur les quelques 300 petites îles de l'archipel de San Blas, l’ensemble qui avec un peu plus de 32 mil habitants, compose la Comarca de Kuna Yala, qui signifie “Terre des Kunas”, sorte d’enclave autonome, bien que faisant partie du territoire Panaméen.

González mentionne qu’effectivement des études scientifiques prévoient que "le niveau de la mer peut monter de cinquante centimètres à un mètre et demi, selon les endroits, progressivement, pour atteindre ces niveaux dans les années 2050 - 2100" .
Bien que les experts ne coincident pas tous quant au degré de l'élévation, il reste clair que cet archipel paradisiaque se trouvera affecté, parce que la hauteur actuelle des îles au dessus du niveau de la mer est en moyenne de cinquante centimètres à un mètre.

De plus, la barrière de corail qui protégeait ces iles, n’assure plus cette défense naturelle, car elle s’est vue affectée, en certains endroits de manière assez considérable sur une hauteur d’environ trois mètres, par les kunas eux-mêmes, qui, pour agrandir la superficie de certaines iles, ou pour réaliser des murets de contention des eaux, ont au fil des années prélevés des quantités importantes de ces coraux pour effectuer ces travaux.

Devant cette situation, les kunas projettent le déplacement volontaire de leurs communautés sur la terre ferme, et les dirigeants essaient de convaincre les gens de leur peuple de la nécessité de le faire, et même, un délai a été établi pour cela.
Lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté récemment, à l’Institut Smithsonian, il m’a été confirmé que d’ors et déjà, quatre iles avaient décidé de réaliser cet exode tout prochainement.
"Nous devons chercher comment peut être réalisé ce procesus de la manière la plus réaliste et la plus efficace possible, et au moindre coût possible", a expliqué González, qui démontre qu'ils ont déjà le projet d’un plan "d'un remaniement côtier" de Kuna Yala, et au financement duquel a parait-il collaboré le gouvernement britannique.

NOTA: cet article a été écrit en 2010.

Le coût de l'agrandissement du Canal de Panama pour l'environnement


Avec la détonation d'explosifs au niveau du Cerro Paraiso le 3 septembre 2007 se sont initiés les travaux d'agrandissement du Canal de Panama.

L’évènement a aussi marqué le commencement de la destruction de 470 hectares de bois secondaires, desquels 332 ont déjà succombé sous le passage des engins de chantier divers.  Jusqu'à présent, l'agrandissement de la voie interocéanique a aussi représenté la destruction de 22 hectares de mangrove.

Le projet d'agrandissement du Canal de Panama a bien sûr un "coût écologique du point de vue de la végétation ", selon les études d’impact sur l’environnement. La durée de l'impact sera longue étant donné que dans la zone où la végétation sera détruite les aires vertes ne vont pas étre reboisées avant longtemps.
Les effets de l'ouvrage ne se limitent pas à la dévastation des bois.

L'élargissement de la voie, la construction des bassins de recyclage de l'eau, et du nouveau jeu d'écluses, conduisent aussi à l'érosion des sols et la déviation des rivières Rio Grande et Rio Cocolí.

Ce sont les conséquences pour l’environnement d'un projet qui a été approuvé par un référendum, de façon majoritaire, car 76 % des panaméens se sont prononçés en faveur de ces travaux, alors que 21.94 % les ont refusé.

À cette occasion, le 22 octobre 2006, 905.445 panaméens se sont présentés aux urnes, des 2.132.842 personnes habilitées à voter.
Il faut dire que dans un pays où la répartition des richesses est loin d’être équitable, où le taux de sans emplois est quand même assez important au regard du chiffre de la population, où les “allocations de chomage” n’existent pas, la campagne antérieure audit référendum avait fait miroiter à cette population un chiffre de plus de 20.000 emplois futurs.
On comprend mieux le pourcentage de “Oui”.

Quatre ans après, et le projet étant en plein développement, les défenseurs de l’environnement n’ont que peu de possibilités de surveiller le déroulement de l'ouvrage et ses conséquences. Félix Wing, directeur du département légal du Centre d'Incidence Ambiantal (Ciam), admet qu'il ne suit pas de prés le sujet, car évidemment le site est trés surveillé et quiconque n’y a pas accés.
Mais il faut aussi dire que, malheureusement, il y a actuellement énormément à faire, quant à la protection de la Nature au Panama, avec un Gouvernement qualifié, non à tort, comme le pire en matière de défense écologique.

En effet, entre les travaux du canal, les nombreux projets d’exploitation de mines à ciel ouvert, de construction de barrages hydroelectriques - de quoi
alimenter dans le futur en énergie la moitié de la planète -, à présent le Président de la République parle de possibilités “d’exploitation pétrolière” dans la région du Darien, qui soit dit en passant est considéré comme un “poumon végétal” pour tout le continent, région qui de plus est un Parc National et fait partie des réserves du Patrimoine Mondial de l’Humanité, et qui pourtant a déjà subi le passage de plus d’une entreprise d’exploitation forestière.

Pour en revenir aux travaux du Canal, et au dédommagement prévu pour leurs conséquences. Pour l'abattage des 332 hectares de bois secondaires, l'Autorité du Canal de Panama (ACP) a payé 3 millions de dollars à l'Autorité Nationale de protection de l’environnement (ANAM) comme compensation écologique.

Entre parenthèses, ladite Anam, qui en dehors de sa dénomination “pompeuse” est “à la botte” du Pouvoir en place, et approuve et autorise ce qu’on lui dit, et signe toutes les autorisations d’exploitations diverses, sans aucune réelle étude d’impact sur la Nature.
L'ACP a aussi déboursé la somme de 455.800 $ à l'Autorité des Ressources Aquatiques du Panama (ARAP), en compensation écologique pour les 22 hectares de mangrove affectés du côté Pacifique.
Egalement l’ACP développe un programme de reboisement dans les parcs nationaux, tant dans la région de la capitale que dans le reste du pays.
Le chef de projet de reboisement de l'ACP est le responsable chargé de vérifier que s'accomplisse le plan de mitigation, qui inclut un plan de reboisement. De plus, il est également responsable de garantir que sont réalisés les inventaires des espèces animales vivant dans les aires qui sont touchées par les travaux. Au sujet de ce processus, qui je dois le dire est réalisé de manière assez conciencieuse, les spécialistes ont expliqué que, avant de commencer le déblaiement du bois, le lieu doit être “assaini”, c'est-à-dire qu’un inventaire des animaux est réalisé en vue de leur “resituation”.
Jusqu'à la semaine passée 2.353 animaux ont été récupérés et réinstallés, entre autres des serpents, grenouilles, paresseux, singes, tatous, iguanes, caïmans et porc-épics, et je peux en attester car j’ai participé à certaines de ces “opérations”.
Jusqu'à présent ont été reboisé 450 hectares, tandis que 65 autres seront reboisés dans le courant de l'année.
Cette semaine doit s’ouvrir un appel d’offres pour le reboisement prévu en compensation de la zone de mangrove affectée. Il est précisé qu’en coordination avec l'ARAP, a été choisi pour cela l'embouchure de la rivière Chiriquí Viejo, dans la province de Chiriquí.

Donc, tout n’est pas “noir”, s’il est certain que ces travaux ont des conséquences négatives sur l’environnement, il y a des efforts réalisés quant à la protection des espèces animales et au reboisement.
Ces efforts rencontrent aussi certaines difficultés. En ce qui concerne les aires où les reboisements seront réalisés pour compenser les zones de végétation affectées, c’est l'Anam qui est chargée de décider du lieu de ceux-ci. Et lors de ce processus sont survenues quelques difficultés. Par exemple, cette année a été suspendu un projet de reboisement dans la région de La Yeguada, province de Veraguas, pour des problèmes de possession de terres. Il est important bien entendu que les reboisements soient réalisés dans des zones qui ne présentent pas de conflits territoriaux, pour garantir la réussite du projet.
Maintenant, l'Anam doit désigner un autre lieu pour compléter la quantité de terrain devant être reboisé pour compenser les 332 hectares qui jusqu'à présent ont été dévasté.

Il est d’espérer que les difficultées seront limitées car le compromis est de reboiser le double de ce qui est détruit, et avec des espèces natives.

NOTA: cet article a été écrit en 2011.

LISTE DES EXCURSIONS


City Tour :
L'excursion inclu la visite des ruines de Panamá Viejo (1519-1671), du quartier colonial du Casco Antiguo, et des écluses de Miraflores (avec entrée au petit musée).
Possibilité d'inclure la visite de "Mi Pueblito" (reconstitution de divers styles d'architecture typique du pays, traditionnelle, caribéenne, indigène), ou celle du grand musée du Canal de Panama, si vous le souhaitez.
Minimum quatre personnes, maximum douze personnes.
Transport en automobile ou minibus avec guide experimenté.
Le repas est libre.

Communauté indigène Embera sur le fleuve Chagres :
L'excursion inclu une promenade en pirogue sur le fleuve Chagres jusqu'à une cascade où on peut se baigner, ensuite visite d'une communauté indigène Embera où vous seront données des explications sur l'histoire, la culture, les traditions, l'artisanat des indigènes Embera. Vous pourrez visiter le jardin de plantes médicinales avec des explications du “curandero” ou "Chaman" du village. Présentation également de quelques airs de musique traditionnelle ainsi que de danses du folklore Embera. Possibilité de se faire tatouer avec les mêmes produits naturels qu'utilisent les indigènes. Vous pourrez acheter des objets d'artisanat réalisés par les indigènes, (prévoir des petites coupures). Inclu aussi un repas traditionnel à base de poisson accompagné de "patacones" frit.
Minimum quatre personnes, maximum douze.
Transport en automobile ou minibus, et pirogue, avec guide experimenté.

Panama - Caraibes, du Pacifique à l'Atlantique :
Visite du village historique colonial de Portobelo et ses forts, incluant l'entrée au musée du village.
Visite de la ville de Colon, (vue panoramique).
Visite des écluses de Gatun, les plus importantes et impressionnantes.
Possibilité de visite du Château de San Lorenzo, à l'embouchure du fleuve Chagres.
Minimum quatre personnes, maximum douze.
Transport en automobile ou minibus avec guide experimenté.
Si vous le désirez, existe l'option Aller ou Retour par le Train Touristique Panama-Colon-Panama, longeant tout le tracé du Canal.
Repas libre.

Canal, Nature et Faune :
Visite du Parc Naturel Métropolitain ou du Parc Soberania.
Excursion en bateau sur le lac Gatun pour voir d'énormes bateaux transitant par le Canal, et également observer la végétation et la faune du lieu (oiseaux, iguanes, singes, dans leur habitat naturel).
Minimum quatre personnes, maximum douze.
Transport en automobile ou minibus, et bateau, avec guide experimenté.
Repas libre.

Canal et Culture :
Visite des écluses de Miraflores et du Musée de la Biodiversité.
Repas libre.

El Valle - La vallée d'Anton :
Visite du parc zoologique “El Níspero” où vous pourrez voir de prés de nombreuses espèces animales du pays, de la cascade “Chorro El Macho” une impressionnante chute de quatre vingt mètres de hauteur, du site des pétroglifes “Piedra Pintada”, du pittoresque Marché du village (vente de fruits, fleurs, artisanat), possibilité aussi d'achats dans divers magasins d'artisanat du village, où vous trouverez une représentation de l'artisanat de plusieurs régions du pays.
Minimum quatre personnes, maximum douze.
Transport en automobile ou minibus avec guide experimenté.
Repas libre.

  Le prix de l'excursion sera convenu à l'avance et réglé au départ, il inclu l'entrée à tous les sites et musées mentionnés, ainsi que le repas dans le village indigène, et bien entendu le transport.

  Les excursions doivent être réservées de préférence au moins une semaine à l'avance.

  Pour des raisons évidentes, les excursions incluant l'observation d'animaux sauvages sont sous toutes réserves, sachant que les meilleures heures pour voir des animaux sont très tôt le matin ou en fin de journée.
     
Il est aussi possible d'organiser des excursions avec hébergement pour une ou deux nuits à :

-         - Boquete,
-         - Cerro Punta, Guadalupe,
-         - San Blas,
-     - Isla Contadora,
-     - Isla Gobernadora,
-         - Bocas del Toro (Isla Colon ou Isla Bastimentos),
-         - Communauté indigène Embera de Alto Chagres, rio Gatun ou lago Alajuela,
-         - El Valle de Antón.

Excursions possibles



2 décembre 2012

Qui sont et que font les Guides de tourisme


Qui sont et que font les Guides de tourisme


Les guides de tourisme sont une partie essentielle de tout voyage bien mis à profit, car visiter un pays ce n’est pas seulement voir ou prendre des photos-souvenir, mais c’est aussi savoir quoi voir et regarder, et surtout en connaitre l’histoire et tant d’autres éléments souvent nécéssaires à une bonne compréhension du lieu, jusqu’à des anecdotes ou des légendes.
Ce sont eux qui, avec beaucoup de fierté, montrent aux visiteurs villes, villages, ou sites d’attrait particulier, pour que leurs paroles aillent au-delà du simple fait d’avoir vu tel ou tel endroit, et laissent gravées dans la mémoire du visiteur plus que des détails.
Un guide touristique est la personnification de l'endroit visité.

  "Sur votre droite, vous pouvez voir ..." "à gauche, regardez bien ..." Peut-être que ce sont justement ceux-ci, à droite et à gauche, les mots qui résonnent le plus dans l'esprit des touristes à la fin du tour de ville de n'importe quelle ville du monde, et comme s’il s’agissait d’un match de tennis, les personnes tournent la tête d’un coté et de l’autre pour essayer de voir tout ce qui leur est mentionné.
Celui qui indique, explique et montre, bénéficie presque toujours de l’image privilégiée de celui qui connaît. Cet homme ou femme est pour un moment, quelques heures, voire une journée, une sorte de prophète à qui suivre, écouter et surtout, comprendre et croire en ses paroles.

Etre guide touristique n'est pas facile, mais pas impossible. Il faut bien sûr avoir la connaissance nécessaire et suffisante de ce que l’on montre, mais aussi savoir intéresser sans ennuyer, savoir aussi se taire quand les touristes sont fatigués, savoir relancer l’intérêt, quelquefois savoir jouer avec des psychologies diverses dans un groupe, savoir être flexible en fonction des circonstances mais aussi suffisamment ferme pour mener un groupe de souvent cinquante personnes, tout en jonglant avec le temps imparti pour la visite, et tant d’aspects à prendre en compte, comme la responsabilité du bien-être et de la sécurité des personnes qu’il a à sa charge, et souvent être le bras droit de l’opérateur pour résoudre sur le terrain, rapidement et efficacement, les problèmes qui peuvent se présenter.
Quand j'ai débuté dans l’activité il y a de cela plus de dix ans, je n’étais pas si sûr de moi, même si j’avais beaucoup étudié les divers sujets que je devrais aborder, même si j’étais allé plusieurs fois dans les divers endroits pour m’imprégner du moindre détail et repousser l’imprévu, encore fallait-il pouvoir convaincre et presque s’imposer devant un groupe, sachant que, défaut capital pour un guide, j’étais connu pour mon silence. Mais l’intérêt de montrer, faire connaitre, faire apprécier, enseigner, était sans doute plus fort. Aujourd'hui, l’activité est devenu une profession que je partage avec l’enseignement du français à l’Alliance française, et qui nécessite bien plus qu’indiquer à droite, à gauche.

La fonction d’un guide est de transmettre un message de façon claire et intéressante, avec des explications précises mais sans entrer dans des considérations politiques ou religieuses, sans discrimination, sans critiquer négativement le pays que l’on fait visiter, tout en restant honnête et en essayant d’expliquer des conditions ou comportements qui quelquefois peuvent être difficiles à comprendre pour d’autres cultures.
Pour ce faire le plus important est  d’être observateur et un peu psychologue, sachant découvrir et comprendre les besoins des touristes et les respecter, savoir quand il faut se taire et quand parler, ou s’ingénier à concilier les individualités dans les groupes, avec des préoccupations différentes.

De la profession à l’art.

 Le guide doit avoir aussi certains talents d'acteur, sans aller pour autant jusqu’à l’être complètement.
Il faut savoir être guide sans se convertir en un simple animateur ou se limiter à être un accompagnateur.

L'art de diriger "viva voce", consiste à utiliser le corps humain dans toute ses capacités d'expression. De là vient l'origine de "cicérones”, comme on avait l'habitude de les appeler durant un certain temps. L’ éponyme provient de Marco Tulio Cicéron, orateur romain, qui entra dans l'histoire par ses grands discours car il jouissait d’une grande facilité de parole et de gestuelle. Des siècles plus tard, dans l'Angleterre victorienne, Thomas Cook a été le premier à créer un voyage organisé, quand en 1841 il a affrété un train pour un groupe de personnes qui devaient assister à un congrès contre l’alcool.
À partir de là, avec la croissance soutenue du tourisme, la place du guide touristique a gagné de l’importance.
L'art de guider est également d’alterner des explications longues et profondes par leur intèrêt, avec d'autres courtes et faciles pour aider le touriste à comprendre, tout en l'honorant comme un invité, l’approche des caractéristiques culturelles de la population locale.
Il est essentiel pour être guide de faire beaucoup de recherches sur l'histoire du lieu, sans pour autant négliger les aspects tels que l'architecture, la nature ou la faune, mais le plus important est sans aucun doute être honnête dans ce que nous disons, tout en conservant notre style personnel.

  Malheureusement, dans les grandes villes du monde entier le travail de guide a été réduit par l’apparition des bus touristiques qui font un ou plusieurs parcours spécifiques des principaux lieux touristiques et chaque passager est équipé d’un casque d'écoute où sont enregistrées des explications dans les principales langues, stéréotypées, impersonnelles et sans émotion.
Ceci est justement un des détails qui rend le guide irremplaçable, l’aspect humain. Le guide apporte à sa présentation son propre vécu et la chaleur de la passion de ce qu’il explique, à l’opposé de la froideur d’une simple narration mécanisée. Il ajoute des anecdotes, des curiosités, des rires et même des clins d'œil complices à ses touristes. Il y a en définitive un véritable échange humain.
Le guide donne une signification particulière à ce que voient les touristes, en leur permettant de comprendre la signification, les aspects inconnus d’un paysage urbain ou rural qu’ils ont devant eux. C’est cela le sel qui donnera de la saveur à une simple excursion.
Bien sûr, Il y a toujours une limite à ne pas franchir dans une excursion. Un bon guide ne doit jamais se concentrer uniquement sur les touristes avec lesquels il peut sympatiser plus facilement et laisser de coté les autres, ne pas parler de questions politiques ni de  religion, ne pas donner son opinion personnelle sur les sujets à traiter, ni entamer des discussions inutiles. Ce qui n’est pas toujours facile quand certains touristes insistent pour avoir toujours plus “d’informations” sur le pays et ses gens.

  L'une des plus grandes satisfactions d'être guide touristique est que le client reparte satisfait et content. Il n'est pas nécessaire de fournir un cours particulier d'histoire, de  botanique ou d’architecture comme s'il s'agissait d'une thèse, sinon de pouvoir laisser  une empreinte pour le lieu visité dans le cœur des touristes.

  Les guides, au fil du temps sont devenus de plus en plus conscients de l'importance et de la pertinence de leur travail et se sont réunis en diverses associations, généralement à caractère local, indépendantes des organes de l'État, qui permettent une série d'activités conjointes comme la publicité, la planification, l’étude de nouvelles matières et l’organisation de divers circuits. Tout est plus facile si cela se fait de manière organisée.
Bien entendu, il est préférable d’avoir recours à un guide expérimenté, indépendant ou par l’intermédiaire d’un Tour opérateur local, pour être assuré de profiter au mieux de la visite ou du séjour organisé.
 Sans aucun doute, la meilleure façon de découvrir une ville est de s’y promener, se laisser aller au fil de ses rues, ses parcs, se surprendre à chaque détour, se reposer dans ses bars, photographier ses merveilles de la vie de tous les jours. Si à cela vous ajoutez l'expertise et les connaissances d'un bon guide qui vous contera tout ce qui est à voir et ce qu’il faut éviter, de même que ce qui est caché, mais qui forme une partie importante du circuit, le voyage sera sans doute une expérience enrichissante, digne des meilleurs souvenirs.